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PLAN.T.E Tunisie : Maîtrise de l’eau et régénération des écosystèmes par l’ingénierie minière Le Défi : L’urgence du vivant L’eau se raréfie, les sols s’étiolent, le désert progresse et les hommes s’exilent. Dans le sud tunisien (Tataouine, Médenine), la désertification est un cycle impitoyable. Les sols, emportés par l’érosion, se stérilisent sous des croûtes d’évaporites (calcaire, gypse) qui imperméabilisent la terre. Les rares pluies torrentielles se transforment en crues éphémères qui filent vers la mer sans nourrir le sol. Conséquence : les nappes s’épuisent, la salinité grimpe, l’agriculture s’effondre et la jeunesse est contrainte à l’exode. La Solution : Stocker en amont pour fertiliser l’aval Le projet PLAN.T.E, porté par le bureau d’études GéO-CSP, opère une rupture technologique majeure : détourner les techniques de l’industrie minière non plus pour extraire, mais pour restaurer. Il s’agit de gérer l’eau avec la puissance du génie civil pour raviver des écosystèmes à l’agonie. Une méthode à double effet : L’Assurance-Vie des Arbres (Réserves d’Eau Amont) Pour planter en zone aride, il ne suffit pas que l’eau passe, il faut qu’elle reste. Le projet façonne des réservoirs souterrains dans les zones rocheuses des collines. Par gravité, ces « citernes naturelles » collectent le ruissellement pour alimenter les zones de plantation. Là, l’usage maîtrisé de l’explosif crée des cônes de roche foisonnée capables de stocker jusqu’à 25 m³ d’eau chacun, à l’abri de l’évaporation. C’est le gage de survie absolu pour chaque jeune plant d’arbre ainsi installé. La Réparation du Cycle de l’Eau (Recharge des Aquifères) En aval, dans les larges vallées d’oueds, le projet prévoit de déployer des casiers d’épandage de crues à « fond miné ». L’objectif ? Fracturer les encroutements imperméables de surface pour créer une zone tampon poreuse. Les eaux de pluie et les crues s’y infiltrent massivement, rechargeant directement les nappes phréatiques et diluant leur salinité. On ne subit plus le climat : on répare le cycle de l’eau à grande échelle pour rendre l’agriculture possible. Une approche collaborative et durable : PLAN.T.E n’est pas qu’une prouesse technique, c’est un pacte social et environnemental : Ancrage local : Synergie forte avec l’Institut des Régions Arides (IRA), les coopératives agricoles (GDA) et les administrations. Économie circulaire : Création d’unités de compostage pour régénérer les sols et valorisation des déchets locaux. Dimension humaine : Création d’emplois directs et formation d’une jeunesse locale pour assurer la pérennité des plantations et faire essaimer la méthode. Rayonnement culturel : Avec le soutien de Lotfi Bouchnak, Ambassadeur pour la Paix auprès de l’ONU, et la réhabilitation de l’habitat troglodyte, le projet redonne fierté et perspectives à la région. Objectifs concrets pour le Sud Tunisien : 💧 Stocker des centaines de milliers de m³ d’eau dans les amonts de l’Oued Bir el Amir. 🌳 Planter des dizaines de milliers d’oliviers et d’arbres fruitiers sur des terres hier encore stériles (potentiel de 700 ha à moyen terme). 📉 Désaliniser les nappes phréatiques par dilution naturelle pour permettre et pérenniser leur exploitation raisonnée. 🏡 Fixer les populations en créant une économie agricole viable et résiliente. 🌍 Optimiser un modèle reproductible pour l’ensemble du Sahel.
La désertification accélérée de la planète Terre doit être enrayée. Elle est à la fois cause et conséquence des dérives actuelles, qu'elles soient climatiques, socio-économiques ou environnementales au sens large du terme. La végétation ne peut perdurer en conditions arides que dans la mesure où les sols ont une capacité de rétention d’eau suffisante. Or, dans les paysages désertiques les sols, au mieux très dégradés, sont généralement totalement absents du fait de l’érosion qui résulte des rares pluies torrentielles dans ces zones.
Notre objectif est de pallier cette absence en créant localement des systèmes de petits réservoirs capables de recueillir une partie importante des précipitations et de retenir l’eau en profondeur, à l’abri de l’évaporation, ou de faciliter son infiltration vers les aquifères. Le moyen le plus pratique et le plus efficace pour ce faire est d’utiliser la technique de minage dite par « cratérisation douce», ainsi définie : 1: Forage de puits de petit diamètre (140 mm) à 6 m de profondeur à flanc de colline, dans des roches marno-calcaires imperméables, ce selon une maille adaptée ( 10 m x 10 m) soit 100 arbres à l'hectare 2: Mise en place des détonateurs et de l'explosif ( charges réduites d'environ 50 kg de nitrate d'ammonium par trou) et tir séquentiel optimisé ( pas de projections ni de vibrations) 3: Aménagement des abords en réseau de collecte du ruissellement 4: Plantation de sujets mycorhizés avec apport de compost et arrosage périodique jusqu'à enracinement L'eau nécessaire au démarrage puis, le cas échéant, au maintien des plantations en cas de sécheresse prolongée (plusieurs années) proviendra des citernes au rocher créées en amont et/ou de captages phréatiques en aval, là où le fonctionnement des casiers d'épandage de crues à fond miné aura permis de recharger et d'adoucir la nappe de l'oued Bir al Amir. L’application de la méthode PLAN.T.E est relativement aisée, toutefois elle requiert une démarche précise en termes de choix des zones cibles, de mobilisation d’équipes et de matériels spécifiques, de sécurité et de sûreté dans la mise en oeuvre des explosifs, enfin d’acceptation et de participation des communautés concernées. Le financement de tels chantiers, puis du nécessaire suivi et de l’entretien des plantations constitue également un sujet délicat, notamment du fait des faibles moyens économiques des bénéficiaires potentiels.
On parle beaucoup d'initiatives de reforestation par bombes de graines et aussi par demi-lunes façonnées pour retenir les eaux d'hivernage. Ceci est valable si les précipitations annuelles sont de l'ordre d'au moins 250 mm. Ici nous parlons d'une zone aride avec 100 mm ou moins de précipitations annuelles. Il n'y a de fait pas d'alternative aux ouvrages proposés.